D'après une idée originale de Skoga (dit le Forestier), voici une chronique consacrée au sujet suivant : Des bienfaits de la littérature jeunesse chez les générations à venir. (C'est censé être un sujet de thèse, mais franchement, je crois qu'au bout de trois pages, vous aurez déjà défailli donc on va s'en tenir à une chronique) (mouahahah vous allez souffrir :D). Par contre, vous me pardonnerez, mais je ne suis pas en cours de psycho là, donc je ne serais pas capable de retenir mes accès d'humour incontrôlables... Enjoy.

Des bienfaits de la littérature jeunesse chez les générations à venir

Les jeunes lisent. C'est un fait avéré. On pourrait penser qu'avec l'arrivée de l'ipad et des nouvelles technologies, l'enfant se détournerait du plaisir de lire, mais ce n'est qu'une illusion (à prononcer à la Bart Simpson). Et cela est bien normal : la lecture n'apporte pas que le plaisir de se projeter dans l'histoire. Que nenni ! C'est un aller simple pour la beauté, les rencontres et les échanges sociaux, l'épanouissement moral (j'ai bien dit la beauté ?).
Nous nous appuierons pour démontrer ce fait sur plusieurs ouvrages tels que Tara Duncan, de Sophie Audouin-Mamikonian ou Harry Potter, de J.K. Rowling.


Qui a dit que lire coupait de la réalité, au même titre que les jeux vidéos ? Qui a dit que lire, même s'il apportait beaucoup à notre apprentissage de la lecture, brisait les liens sociaux et nous renfermait sur nous même ? Qui a dit qu'en lisant, on ne s'épanouirait pas ? Cher lecteur, si tu es là, c'est que tu aimes un minimum la lecture (parce que pour lire mes articles, c'est nécessaire). Ce qui est intéressant, c'est de noter la corrélation de ce nouvel épanouissement social que crée la littérature jeunesse avec le web. Depuis cette nouvelle utilisation massive d'internet, la lecture est le pont, que dis-je? le viaduc vers les échanges sociaux (pourquoi viaduc ? Parce que c'est plus beau, enfin ! Regardez le Pont du Gard, je vous défie de trouver plus beau pont. Mais je m'égare).

Prenons l'exemple d'Harry Potter, le livre destiné à la jeunesse le plus connu au monde (et sans doute le plus lu, mais je n'ai pas de chiffres en tête). Avec une communauté de fans hors du commun (allez donc faire un tour sur le site "Poudlard12") qui se mobilise pour faire venir les acteurs et l'avant première dans sa ville (un concours proposé par la WarnerBross elle même, il reste 8 ville en compétition et Rouen est 5e, oui on a de l'espoir), vous pouvez encore essayer de me dire qu'Harry Potter coupe du monde et brise les liens sociaux. Et je crois qu'à ce jour, la littérature jeunesse est la plus à même de créer ces liens, d'apporter aux jeunes ces bienfaits. Je m'explique : ce sont les jeunes, aujourd'hui, qui sont le plus à même de créer des rencontres, de présenter cette spontanéité et cet enthousiasme que les adultes n'atteindront jamais.

Parlons à présent de Tara Duncan. Peut-être est-ce dû à l'immense générosité de son auteur, qui a sans doute gardé son âme d'enfant (ce qui expliquerait à la fois la profondeur d'esprit de ses romans, mais aussi la légèreté du texte, qui est évidemment également dû à son humour ravageur), mais les fans de Tara Duncan sont encore plus déjantés que ceux d'Harry Potter. Solidaires, il est impossible de se sentir seul et rejeté dans une telle communauté, toujours prête à vous réconforter ou à vous aider. Lire Tara Duncan, c'est se projeter dans un monde incroyable, certes, mais c'est aussi et surtout partager et échanger avec l'auteur et les autres lecteur. Ce qu'il est intéressant de noter, c'est l'accès illimité de ce roman, qui s'adresse à la fois à la jeune génération mais aussi à tous ceux qui suivent le livre depuis le début (les fans de première heure, comme moi) ou même ceux qui, doté de suffisamment d'humour, sont prêts à se lancer dans l'aventure quelle que soit leur âge. Je pense que c'est ce qui fait le succès de Tara Duncan. Alors Tara Duncan réunit, certes, mais comme l'a remarqué une profonde étude scientifique (considérons que les fans le sont), lire Tara Duncan rend beau. La question que je vais à présent vous poser est simple : est-ce ce livre qui rend beau ou révèle-t-il simplement la beauté qui sommeille en nous ?

Une chose est sûre, cher lecteur : si votre enfant commence à s'intéresser à un livre de jeunesse, que ce soit une oeuvre de Pierre Bottero (sur lequel j'aurais également pu m'attarder, mais vous aurez finit par vouloir ma mort après un pavé pareil) ou de Stephanie Meyer (ce que j'entends par là, c'est que même un gros navet peut rassembler, faire bouger les jeunes, les unifier), il s'épanouira dans le plaisir de partager son plaisir de lire. En plus, avec un peu de chance, il deviendra beau. Mais ça n'est pas encore une certitude. Si vous n'avez pas d'enfant ou en êtes encore un dans votre tête, qu'attendez vous pour vous plonger dans l'un de ces pavés que j'ai cité précédemment ?

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Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !

 

Photo : mes taraddicts. Je ne sais pas si écrire un pavé indigeste comme je viens de le faire est le meilleur moyen pour vous montrer à quel point je tiens à vous et comme je suis heureuse de vous avoir rencontré, mais c'est mieux que rien.